SEINE-et-MARNE
1347 Château-Landon 77570 Le bagage d'un étudiant en 1347
Un boursier de Sorbonne, Guillaume de Vernet, ayant été trouvé mort près de Château-Landon, sur la route de Nevers à Paris en 1347, on inventoria dans le plus détail ses effets, son costume et tout ce qu'il portait sur lui. On trouva dans ses valises des vêtements, des livres, divers ustensiles tels que des couteaux, un écritoire, des tablettes d'ivoire sculptées, son testament, l'adresse de sa chambre à Paris, un nécessaire de voyage contenant des ciseaux, un cure-dents d'argent, un canif, un peigne d'ivoire ...
La description de tous ces objets jointe à l'énumération des pièces de monnaie que l'étudiant avait dans sa bourse, fournit les plus curieux renseignements sur la manière dont s'habillaient et voyageaient les écoliers aisés du XIV° siècle.
Source : Extrait de la Revue archéologique, 1890, cote AZ 2874.
Texte déposé par Marc Estrade.
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1631 LADY 77 Défenses faites aux lépreux
Sensuit la maniere cõme se doivent gouverner les lepreux apres quilz sont separes du peuple, & mys aux champs.
Et premierement on leur dict ce que sensuyt.
Je te deffendz entrer es eglise, en marchez, au molin, au four, & es lieux esquelz y a affluence de peuple.
Je te deffendz laver tes mains & autres choses necessaires pour tõ usage, es fontaines ruisseaulx & si tu veux boyre fault prendre avec vesseau hone~ite.
Je te deffendz aller en aultre habit que celuy duquel usent lepreux, & soys chausse hor ta chambre.
Je te deffendz toucher aulcune chose ~q voudras achepter, que avec une verge nette pour la demonstrance de ce tu veux achepter.
Je te deffendz entrer en tavernes, & maisons hors celle en laquelle est ton habitation, & si tu veux avoir vin, ou viandes, quilz te soy~et apportees en la rue.
Je te deffendz davoir cõpagnie a aultre femme que celle que tu as espousee, en face de saincte eglise.
Je te commande si aulcuns ont propos avec toy, ou toy avec eux, te mettre au dessoubz du v~et & ne fault que passe par chemin estroit, pour les inconveniens qui en pourroyent advenir.
Je te commãnde que le cas advenant tu soys contrainct passer par un passage estroit, pre ou lieux esquelz test contraincte ayder detes mains ne soyt sans avoir tes gands.
Je te deffendz de manger & boyre en aultre cõpagnie ~q lepreux et scaches que quant tu mourras & feras separatiõ de ton corps & ame, tu seras ensepvely en ta maison, si nest de grace qui te sera promise par le prelat ou les vicaires.
Nota quil fault que copie des deff~eces si dessus, soient donnee au lepreux par le cure, ou vicaire, au despens de la parroisse dont ilz seront, affin quil naye cause dignorance.
Source : incunable de la paroisse de Lady (Seine-et-Marne).
Texte déposé par Jean Fornage.
1656 Melun 77000 Un orage destructeur
L'orage, la foudre sont vieux comme le monde ! Ceux de 1656 à Melun (terrifiant car ayant engendré incendies, destructions de récoltes sur "vingt-cinq lieues de pays" par des projectiles pesant jusqu'à trois livres, renversant les murailles, causant des décès humains et animaux, estropiant, désespérant, mutilant la terre devenue stérile pour deux à trois ans, faute de semences et de fruitiers viables !)
Texte déposé par Marc Estrade.
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1698 AUFFERVILLE 77570 Inondation
Voir le texte de Puiseaux (45)
1711 TRILBARDOU 77450 Cérémonie pour le repos de Monseigneur Le Dauphin
L'an mil sept cents onze le dix neuf may ont été chantés dans cette église les vigiles cent neuf leçons pour le repos de lâme de monseigneur le Dauphin décédé à Meudon le quatorze avril âgé de quarante neuf ans et demy, et le lendemain vingtième du même mois a été chanté par moy prêtre bachelier curé soussigné la messe Solemnelle et après le Libera en foy de quoy nous avons signé Rainart
Registre paroissial de Trilbardou
1716 Nemours 77140 Violent Incendie
Le 18e de Juin 1716 jour de la petite fête de Dieu pendant la grande messe un incendie considérable arriva
à Nemours au faubourg du grand pont du côté de Fromontville vis à la grande montagne.
Il y eut plus de cent maisons, granges ou étables consumés par ce feu qui voltigeait, tantôt à une maison,
tantôt à une autre et avait déjà passé la rivière jusqu'à la grange du prieuré qui est devant l'église en
sorte que la ville (...) être toute brûlée; on y porta Saint sacrement; La (...) tant de (...) que de (...)
(..) selon le procès verbal qu'on y fit et qu'on (...) (...) monta à plus de soixante mille Livres?.
On fit des quêtes à la ville et aux champs et le Roi donna dix mille francs , exemption de taille (...)
(...) aux brûlés avec rémission du passé à condition de travailler à se rétablir au plus tôt.
Texte extrait des registres BMS d'AUFFERVILLE -77).
Texte déposé par Christian Sourdaine .
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1753 Bazoche-les-Bray 77118 "Quatre-vingts maisons ont été incendiées dans ce village."
Bazoche-les-Bray, 1753, septembre. - Quatre-vingts maisons ont été incendiées dans ce village. On a fait une quête pour les malheureux dans tout le diocèse. (Reg. de Thorigny).
Source: Extraits de: "une excursion dans les registres de catholicité" par Max QUANTIN (Auxerre - 1886)
Texte déposé par Laurence Denis
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1759 Fresnes-sur-Marne 77410 a commencé le Jubilé accordé par le Pape Clement XIII...
Le 16 juillet de la presente année 1759 Monseigneur Augustin Dalivost a pris possession de la Cure de Fresnes er a commencé a dire la messe le dimanche 22 dudit mois jour de la Dedicace de cette Eglise.
Le 2 octobre Madame de Fresnes est morte a paris.
Le 1er novembre de la même année on a mis pour la première fois les six chandeliers er la Croix sur le maître Autel qui ont couté avec les deux Chandeliers des acolytes 298 #.
Le 21 novembre on a eû aussi les quatre Chandeliers er la Croix de la Chapelle de la Sainte Vierge qui ont eté achetés 80 # des deniers de la Confrairie du Rosaire.
Le premier dimanche de l'avent a commencé le Jubilé accordé par le Pape Clement XIII qui a duré 15 jours.
Texte déposé par Sandrine
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1761 Fresnes-sur-Marne 77410 Triple bénédiction de cloches.Rien que du beau linge !!!
L'an mil sept cent soixante un le dix neuf may la benediction des trois cloches de la paroisse de fresnes a eté faite dans l'Eglise dudit lieu par Monseigneur Jean Louis de la Morthonie de Caussade Evêque de Meaux Conseiller du Roy, Premier aumônier de Madame -----
La grosse a eté nommée anne par tres haut et tres puissant Seigneur Monseigneur Jean Baptiste Paulin D'aguesseau --------- Chevalier, Conseiller d'Etat ordinaire, Seigneur de Fresnes, et par très haute et tres puissante Dame Madame Gabrielle anne De la Vieuville son Epouse,
La seconde a eté nommée Louise par tres haut et tres puissant Seigneur Monseigneur henry Cordin Jean Baptiste D'aguesseau Comte de Malligny, et par tres haute et tres puissante Dame Madame anne Louis D'aguesseau Comtesse D'agen sa soeur.
Et la troisieme a eté nommée françoise par tres haut et tres puissant Seigneur Monseigneur Jean Paul François De Noailles Comte D'agen, representé par tres haut et tres puissant Seigneur Philippe Louis Marquis De Chestellux Seigneur de Baussemours et autres lieux, Colonel d'Infanterie, Gouverneur pour le Roy des Villes et Chateau de Seyne, et par tres haute et tres puissante Demoiselle Mademoiselle angelique françoise Rosalie D'aguesseau, representée par tres haute et tres puissante Dame Marie anne Judith de Chastellux Epouse de tres haut et tres puissant Seigneur Jean Baptiste Louis Marquis De la Tournelle Seigneur à la Tournelle et autres lieux Capitaine Lieutenant de Gendarmerie, en presence de Messire françois --------- de Saint Hilaire archidiacre de france er vicaire Generale de Monseigneur l'Evêque de Meaux, de Monseigneur Augustin Dalivost Curé dudit Fresnes, et des autres assistants soussignés.
Texte déposé par Sandrine
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1762 Fresnes-sur-Marne 77410 Vie religieuse au quotidient.
Le 20 mars de la dit année 1762 le banc d'oeuvre a eté posé dans la nef et les marguilliers y ont pris seance le jour de l'annonciation 25 mars.
Monsieur er Madame de fresnes s'y sont mis le jour de Paques au Sermon le soir avant le Salut.
On a commencé le même jour a quêter pour les pauvres et a la messe.
Le 16 avril les fonts baptismaux ont eté transferés dans la Chapelle de Saint Pierre a la place du Confessionnal qui a eté aussi placé en même tem au dessous de le croiscé de la dite Chapelle.
Le 4 may on a peint le lambris du Sanctuaire et du Ch-----, le Confessionnal et la Chaire.
Le 12 may la premiere Conference s'est tenüe dans la nouvelle Salle du presbytere et on y a distribué les Saintes huiles.
Le jeudy Saint 8 avril on a fait la premiere Communion des enfants, et le même jour avant tenebres on a fait pour la premiere fois la ceremonie des pieds.
Texte déposé par Sandrine
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1766 Choisy-en-Brie 77320 Un éclair terrifiant, et fatal !
"Nota. Marguerite Gaboyard inhumée le 12 juillet de la présente année, est morte frappée du tonnere dans sa maison en ce lieu de Choisy, où il fit plusieurs choses surprenantes : après avoir filé depuis le toit, le long de la Cloison en faisant plusieurs dégâts, jusques dans la pièce du bas, il y entra par un trou qu'il fit au plancher et transporta surle ciel d'un lit qui était à côté, un paquet de fil attaché à une solive du dit plancher auprès de son passage, sans en rompre ni seulement noircir un seul fil. ensuite détacha les pentis du lit sans les gâter, brisa deux pilliers de la couche dont il fit sauter plusieurs éclats dans le fond de la Maison, boulversa les draps et la Couverture sans les endommager ; sortit du lit par le devant du dit lit auquel étoit adossée une femme paralitique qui filoit au touret à pied dont il brisa le bas et cassa un des sabots de cette femme sur son pied sans qu'elle ait éprouvé le moindre mal : de là prenant sa direction vers la porte qui étoit ouverte, frappa la susdite propriétaire qui était au passage. J'ai vu.Delamarre Curé".
Un document anonyme, dactylographié est consultable en la mairie de Choisy-en-Brie. Le voici :
Le vendredi 11 du courant vers les quatre heures du soir le tonnerre tomba sur la cheminée d'une maison du village de Choisy-en-Brie, diocèse de Meaux. Après avoir brisé et réduit en poussière impalpable les vitres d'une petite croisée sur laquelle était une bouteille de verre qui ne fut point endommagée et avoir fait une légère contusion au coude du pied du propriétaire de cette maison, il gagna la maison voisine, à travers d'une pièce de bois de chêne du mur mitoyen, laquelle pièce de bois il tortilla et réduisit comme des brins de chanvre, ensuite après avoir fendu régulièrement et en plusieurs morceaux les pieds du bois de lit et avoir transporté dans le plus grand désordre et dans différents endroits de cette maison, les matelas couvertures et autres effets et ustensiles qui s'y trouvaient, il tua une femme qui filait près de la porte ouverte de cette maison dans laquelle étaient aussi deux autres femmes ; de l'une desquelles qui filait aussi, il brisa et disposa en éclats les bois du rouet sans toucher cette femme ; les sabots de la femme tuée sont comme brisés et hâchés en petites parties et le fond de son bonnet ou coiffure entièrement déchiqueté, la partie de la tête que couvrait ce fond ayant été examinée les cheveux de cette partie se détachèrent et tombèrent d'eux-mêmes et on n'y remarqua d'ailleurs ni cicatrice ny excoriation quelconque.
Texte déposé par Marc Estrade.
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1769 Fresnes-sur-Marne 77410 Nouveau mobilier pour l'église.
le 8.1.1769
L'aigle du Chans a eté donné par Monseigneur le Curé, il a eté fait a Rome par un tres habile Sculpteur, en bronze par Monsieur le Comte Desuille le mardy gras au soir 16 fevrier er le pied a eté fait par le sieur allemand menuisier a annet.
Texte déposé par Sandrine
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1776 Fresnes-sur-Marne 77410 Le dimanche 19 mai a commencé le jubilé de l'année Sainte...
Le dimanche 19 mai a commencé le jubilé de l'année Sainte et a duré jusqu'au 18 novembre, on a posé une Croix au bout du Village ou etoit l'arche qui a eté demolie l'année précédente et dont les pierres ont servi aux fondations du nouveau moulin, et le 26 dudit mois jour de la Pentecote avec la permission de Monseigneur l'Evêque nous avons fait la benediction de ladite Crois apres les Vespres en y faisant Station et elle a servi de seconde Station aux trois procession qui nous avons faites pendant les trois fêtes où tout le monde a assisté avec beaucoup d'edification la 1ère Station à la Croix du Cimetiere, le 2e à la nouvelle Croix, la 3e à la Chapelle du Chateau, et la 4e à l'Eglise.
Le jour du Saint Sacrement la première Communion des Enfans dont nos Seigneurs et Dames ont été tres edifiés.
Le 15 octobre l'horloge a eté reposée et mise en bon etat par les Sieurs Chaturel horloger à la Villette aux autres ainsi que le Cadran moyennant la somme de 126 # dont il a reçu le montant.
Le 10 xbre, la veuve Porcher marchande orfevre pour nous a Paris m'a remis un Calice de Vermeil avec la patene et son etui de la part d'une personne inconnüe, et l'ai presenté a Monseigneur l'Evêque ce jour de l'ordination qui en a fait la consecration a la fin de la messe en presence, et il a servi pour celebrer les trois messes jour de Noël pour la premiere fois, la dite personne qui a donné ce calice ainsi que deux plusieurs autres paroisses de ce Diocese est morte en 1779, c'etoit un prêtre de Paris qui avoit (été) Curé dans ce Diocese, on doit prier pour luy comme bienfaiteur.
Texte déposé par Sandrine
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1778 Fresnes-sur-Marne 77410 Le jour de Pâques.
Le jour de Paques on a formé Bureau de Charité Monseigneur Cohendoz prêtre du Diocese de Tarentaise en Savoye a été nommé et presenté en qualité de Chapelain er Vicaire de cette paroisse par Monseigneur L'abbé de Saint Hilaire Vicaire Général de Monseigneur l'Evêque et Archidiacre de France, et agréé par Monseigneur D'Aguisseau Seigneur de ce lieu le 19 juillet 1778.
On a ajouté au revenu dudit Chapelain qui etoit tres modique la rente de 50 # que l'Eglise doit recevoir chaque année sur les Etats de Bretagne, les douze minots de bles fondés pour le Service de Monseigneur Jean de Fro--- le vendredy des quatre jour de l'avent, et 200 # que Monsieur Daguesseau donne volontairement et qui seront payées a perpetuité sur les revenus de la Seigneurie, et on a commencé cette année à faire ledit Service simplement sans que personne des Curés designés s'y soit présenté le curé a 3 #.
Le premier Dimanche de l'annee nous avons tenu Bureau de Charité pour constater le besoin des pauvres pendant l'hiver.
Texte déposé par Sandrine
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1779 Fresnes-sur-Marne 77410 Anecdotes sur la vie de Fresnes-sur-Marne.
Le 17 fevrier (1779), nom de Monseigneur de la Morthonie de Caussade Evêque de Meaux à Paris er inhumé à Saint Sulpice, et Le 13 septembre Messire Camille Louis appolinaire de Polignac nommé par le Roy à la priere de la Reine par le canal de Madame La Comtesse Jules de Polignac a pris possession, er au mois de fevrier suivant a eté fait premier aumonier de la Reine à la mort de Monseigneur De fleury Evêque de Chartres.
Le 8 septembre on a commencé à porter la Bannière de la Vierge qui a été payée 68# .des deniers de la Confrairie er les anciennes Chappes blanches ont été réparées.
Les débris du bâton de la Vierge ont servi à faire une exposition pour le Saint Sacrement, sur le tabernacle, on a commencé à sen servir le jour de Noël au Salut jusqu'à ce qu'on puisse avoir une niche propre.
Texte déposé par Sandrine
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1780 Fresnes-sur-Marne 77410 Un prêtre pas ordinaire.
Le 14 aoust 1780 Monseigneur Cohendoz Chapelain et Vicaire de cette paroisse est parti, et le Pere Lotteau Cordelier de Meaux a béni avec la permission de Monseigneur l'Evêque en venant dire la messe a Choisy le Temple jusqu'au 15 xbre.
Le 20 Decembre suivant, Monseigneur Ravaut est arrivé ici, et a commencé le lendemain à dire la messe pour le ---------- de (messir) Jean de Fresnes, il a été ordonné prêtre au mois de 7bre dernier agé de 57 ans apres deux ans de seminaire, ayant été marié auparavant, et ayant etabli sa fille unique à la Ferté sous Jouarre apres la mort de son épouse.
Texte déposé par Sandrine
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1781 Bombon 77720 du desastre causé dans cette paroisse par la grêle.....
"Transcription de la lettre de Mr Jomat, curé de Bombon adressé à Mr Geoffroy de Montjay, propriétaire du Château de Bombon, suite à la grêle dévastatrice tombée le 15 mai 1781 sur la commune."
15 mai 1781 à Bombon 77
Monsieur
Persuadé que Monsieur juy vous avait informé du desastre causé dans cette paroisse par la grêle du 15 de ce mois, je n'ai pas cru devoir vous remettre sous les yeux un tableau si affreux. De si tristes nouvelles ne peuvent qu'affliger, Monsieur, un coeur aussi sensible que le votre, et que celui de toute votre famille. Tout ce qu'on a pu vous dire du dommage que ce fleau a causé dans la paroisse de Bombon, est selon la verité. presque toutes les vignes excepté quelques petits endroits, tous les jardins, les fruits en general, tous les chanvres sont presqu'entierement perdus et les bleds à moitié perdus. on attend Mr Guerin de Melun, à qui on a presenté une requestre signée de la majeur partie des habitans et de moi pour constater la perte. Tous vos fermiers ont la majeur partie de leurs bleds sur le canton ou la grêle est tombée, le mien y a presque tous ces bleds. les cinq croisées de notre eglise du côté du midy sont entierement brisées. La grêle a fait aussi beaucoup de dommage à mes croisées; tous les fruits de mon jardin perdus; le jardin de votre chateau n'a pas été épargné. voila en partie le desastre que la grêle a causé. je suis, Monsieur, on ne peut pas plus reconnaissant de vos offres gracieuses, je ne manquerais pas d'en faire part à Monseigneur l'Evêque de cy don et j'en profiterais pour recevoir et traiter sa grandeur comme elle le merite. mes tres humbles respects, je vous supplie, à toute la famille. agréez mes humbles remerciemens et soyez convaincu du plus profond respect, et de la plus entiere reconnaissance avec les quels j'ai l'honneur d'être. Monsieur.
Votre trés humble et tres obéissant serviteur. Jomat curé de Bombon.
" pour information:" - Monsieur Juy était le régisseur du château de Bombon"
Texte déposé par Ghislaine Weber
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1781 La-Chapelle-La-Reine 77760 Une bonne année
L'année 1781 a été abondante en bled et en vin et l'été précoce. Les récoltes ont été avancées partout de près d'un mois.
1782 La-Chapelle-La-Reine 77760 «Un des plus beaux villages du royaume»
En l'an 1782 on jouit à la Chapelle la Reine un des plus beaux villages du Royaume, situé à 3 lieues de Fontainebleau de l'air le plus pur et on cite qu'il n'y a jamais eu d'épidémie, quoi qu'il y en ait eu dans les environs, mais qu'il n'y a qu'un puits pour toute la communauté, et il a 36 toises de profondeur et il faut un quart d'heure pour en tirer un seau d'eau, puisque toutes les maisons sont couvertes en chaume dans une large rue irrégulière, ce qui doit faire craindre un incendie, par faute d'eau, consumerait tout, on demande si le gouvernement pourrait venir au secours pour faire couvrir en tuiles.
QUOIQUE
En 1781 et 1782 la paroisse a été écrasée de grèle et on a perdu au moins les deux tiers de la récolte et on a eu 50 écus de diminution de tailles.
Relevé par Mélanie B. LEGROS Présidente de l'AGPB 76-60
Extrait de " Généalogie Briarde " Septembre 98, n°34
1783 La-Chapelle-La-Reine 77760
Le 25 Mai 1783 le 5ème dimanche après Paque, le curé, Messire CORPECHOT écrit - ... j'ai fait pour la lère fois des premières communions en léglise de La Chapelle la Reine.
Relevé par Mélanie B. LEGROS Présidente de l'AGPB 76-60
Extrait de " Généalogie Briarde " Septembre 98, n°34
1784 La-Chapelle-La-Reine 77760
Année 1784 -. Cette année a été tout à fait singulière pour les saisons. Depuis le 20 janvier jusqu'au 27 de février il y a eu des neiges, 3 pieds d'épais et il a fait des froids excessifs. On a donné partout du soulagement aux pauvres par ordre du gouvernement et pendant un mois j'ai nourri et chauffé dans ma chambre 27 à 28 petits pauvres de la paroisse qui auraient langui chez eux. J'étai encore en pension chez Messire MIGER, receveur des dîmes. Malgré celà l'année n'a pas été mauvaise, il y a eu assez de bled, peu de gerbes, mais elles rendaient beaucoup, le vin a été généralement bon et la récolte satisfaisante quoiqu'elle n'ait pas été tant en bled qu'en vin, une pleine année.
Relevé par Mélanie B. LEGROS Présidente de l'AGPB 76-60
Extrait de " Généalogie Briarde " Septembre 98, n°34
1785 La-Chapelle-La-Reine 77760
Année 1785 - il y a eu cette année une très abondante récolte en vin, de médiocre qualité, les vignes ont rendu l'une dans l'autre plus de 14 pièces l'arpent.
Les bleds ont été très nets d'herbe et rendirent beaucoup de bled mais en gerbes on ne trouve que 13 à 14 nombre par arpent, mais les bleds étaient tachés de noir presque par tout le royaume, il y a eu une sécheresse terrible tout l'été de 1785, on a fait des neuvaines partout, on a exposé la chasse de Ste Geneviève pour avoir de la pluye et on a fait procession autour de la paroisse en portant la chasse.
Cette année la procession de St Mathurin de Larchant a eu lieu à Beaume en gatinon par une prescription particulière accordée par Messire l'abbé de Condé vicaire général .Le beau bled valait 42 sols le boisseau, mesure de Fontainebleau, de qui n'est pas cher vu les autres années. Le vin ne s'enlevait point du tout et à l'étape de Fontainebleau il s'en est trouvé à 15 à 18 L la pièce.
Cette année 1785 le ler juillet je suis entré en demeure dans le nouveau presbytère.
Cette année le 17 avril j'ai fait faire la communion aux enfants .
Relevé par Mélanie B. LEGROS Présidente de l'AGPB 76-60
Extrait de " Généalogie Briarde " Septembre 98, n°34
1788 Un orage qui finit en révolution...
Le 13 juillet 1788 un violent orage balaya pratiquement toute la France céréalière du nord en traçant deux bandes d'orientation nord-est/sud-ouest sur quelque 300 kilomètres ! La panique et le désespoir s'expliquent d'autant mieux que la moisson était à venir ... Cela engendra rareté donc chèreté des grains à la veille de l'un des plus longs hivers de l'histoire...
Texte déposé par Marc Estrade.
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1788 Région de Meaux 77 Une nuée de grelle
...La trop grande chaleure a fait échaudée les bleds de sorte que la récolte des grains a été petite... Le 13 juillet il est arrivez une nuée de grell qui a commencée au dela de Paris a traversez toute la france jusque dans la picardy, elle a fait un grand tor, la grelle pesoit 8 livres, elle a hachée les grains et les arbres par ùo elle a passez, elle a traversez deux lieu de large sure cinquante lieu de long, il sest trouvez des chevau de tué...
Source: Document extrait de Gé-Magazine n°128 juin 1994 d'après Emmanuel Le Roy Ladurie, op.cit., p.91.
31 décembre 1788 La-Chapelle-La-Reine 77760 «aujourd'hui 31 décembre le thermomètre est au dessous de 15 ou 16 ou 20 degré de glace»
Il y a eu très peu de noir dans les bleds cette année qui n'ont pas beaucoup rendu en gerbe et très court , du reste ils ont aussi très peu rendu en grains et à peu près de 6 gerbes un boisseau mesure de Nemours, aussi le bled a t il été très cher. Ce qui fait qu'il y a beaucoup de misère, joint à cela la rigueur de la saison , le froid est excessif et aujourd'hui 31 décembre le thermomètre est au dessous de 15 ou 16 ou 20 degré de glace il est égal à 1709. et depuis la Sainte Catherine celà dure de plus ou de moins, on craint pour les bleds qui n'ont pas levé faute de pluye, il n'a pas plu du tout depuis le 30 septembre dernier, et il y a actuellement un pouce ou deux de neige sur les bleds.
Il parait que les états généraux se tiendront décidément cette année. Il y a eu au mois de novembre dernier une seconde asemblée de notables pour aviser à l'ordre qui doit régner dans les états généraux. M. notre archevêque ( Lomenils de Brienne ) qui a succédé à M. le Cardinal de Luynes mort le 22 janvier 1788, qui a été disgracié le 24 aoùt dernier de principal ministre qu'il était ; il est actuellement en Italie pour chercher le chapeau de Cardinal dont le Roy lui avait promis la nomination au moment ou il a été disgracié, avec la coadjutorerie de ... pour son neveu Lomesnils qui est en effet coadjuteur.
Les vins ont été généralement bons , j'en ai fait 43 pièces ont le vent actuellement 40 la pièce.
La guerre dure toujours entre l'Empereur de concert avec la Russie contre les ju ...
Il vient d'être vérifié que le thermomètre a descendu plus bas le 31 décembre qu' en 1709
d'un degré environ. Jamais nous n'avons eu d'aussi grands froids.
Relevé par Mélanie B. LEGROS Présidente de l'AGPB 76-60
Extrait de " Généalogie Briarde " Septembre 98, n°34
1789 La-Chapelle-La-Reine 77760
Aujourd'd'hui 3 juin 1789 la misère est très grande et fait commettre beaucoup d'assassinats dans la forêt defontainebleau , et par tous les chemins , on arrête beaucoup de gens pour les tuer.
Le bled vaut 40 à 42 le sac l'orge 26, l'avoine 10.
Cette année les états généraux ont été convoqués le 3 de Mai.
La cause de la très grande misère a été la grèle du 13 juillet de l'année dernièr qui a ravagé toute la Beauce, comme nous l'avons marqué sur le registres le froid qui a été plus grand que jamais et les bleds enfin qui ont tout au plus rendu moitié qu'à l'ordinaire.
Aujourd'hui 4 juin 1789 est décédé Louis Joseph Xavier François Dauphin de France, il était né le 22 octobre 1781 de Louis seizième du nom et de Marie Antoinette d'Autriche.
Aujourd'hui 19 juin 1789 le bled était si cher qu'il a vallu à Fontainebleau 9.610 le boisseau (?) c'est une calamité générale qui inquiète tous ces honnètes gens mais la moisson se présente très bien et l'on espère que celà finira. Le gouvernement fait porter du bled dans les provinces mais peu Les boulangers vendaient le pain de huit livres pesant, 35 et 36 sols ( ?)
Aujourd'hui 24 juin à Versailles à l'assemblée des Etats Généraux tout était dans le plus grand trouble. Le roy paraissait avoir changé de ses bonnes résolutions et voulait envoyer son contrôleur général M. NECKER seul homme en qui la France avait confiance ; On avait posté des sentinelles à la porte de la chambre du Tiers Etat pour empêcher aux membres l'entrée et de continuer à délibérer , ils se sont assemblés dans le jeu de paume de Versailles, tout Paris a peur et plus de vingt mille hommes sont accourus de la capitale menacer le Château de Versailles, on a ordonné de faire feu sur les gardes, mais les gardes suisses et les gardes français loin d'obéir ont mis bas les armes ce qui a fait que M. NEKER est resté et qu'on l'a porté sur les épaules pour le restituer pour ainsi dire au château. M. NEKER reçut l'ordre de quitter la France et de s'en retourner dans son royaume ce qu'il a exécuté de suite et ce qui a causé des troubles affreux à Paris et à Versailles. La ville de Paris s'est soulevée et elle a démoli la Bastille après avoir mis à mort le commandant de Launay. Le major, au lieu de la défendre en brave homme a laissé entrer tout le peuple il fait tirer après les canons à mitraille ce qui mit le peuple en fureur on le marqua et on porta sa tête au bout d'une pique.
Relevé par Mélanie B. LEGROS Présidente de l'AGPB 76-60
Extrait de " Généalogie Briarde " Septembre 98, n°34
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