LOIRE ATLANTIQUE
1540 Rochementru 44540 Et son corps mis en pourriture en l’église de la Chapelle Glen.
En l’an mil cinq cens quarante,
De juillet le second jour,
Maistre Yves Bodin, ce me semble,
Recteur de céans fina ses jours.
Il morut de mort amère,
Par les mains de quatre meschans ;
Dedans le jardin de son frère,
Plusieurs coups receut en ce temps.
Inhumé fut, chascun sçait bien,
Et son corps mis en pourriture
En l’église de la Chapelle Glen.
Prions pour luy, c’est chose seure.
Meptons peine de bien morir
Et prions pour les trépassés.
A la mort on ne peult fuir,
Et ne sçavons où la trouver.
Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par René Boiteau (le Pin, lande bretonne et douceur angevine p.57)
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1548 Le Pin 44540 Des paroissiens mauvais payeurs.
Les paroissiens de St Sulpice des Landes doivent une rente perpétuelle de 50 sous à ceux du Pin mais ils se font prier :
« Disent et proposent les paroissiens du Pin contre les paroissiens de la paroisse de St Supply des Landes annexé à ladite paroisse que ceux paroissiens et habitants dudit St Supply doibvent aux paroissiens du Pin le nombre de cinquante soulz de rente monnaie tournois et iceluy nombre de rente ont promis et s'en sont obligés lesdits paroissiens habitants de St Supply payer et continuer aux paroissiens du Pin
Relevé dans les délibérations des comptes de la Fabrique
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.57)
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1635 |
Joué-sur-Erdre 44440 |
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estouffé par accident. |
'Le douzième avril 1635 le corps de Jean Lesné fils de Mre Jean Lesné et
d'h. femme Marthe Durocher sa femme ayant esté estouffé par accident
entre les bras de sa mère a esté enterré en l'église de Joué par Messire
Robert Riallen Ptre de Joué'
Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par François Hureau.
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1694 La Chapelle-Glain 44670 Le vin d'Anjou, c'est bon pour tout !
« Je ne voulais pas y venir demeurer : la maison, grange et terre et bois étoient entièrement en dégâts. (…) je tombai malade et fus près de quatre ans sans pouvoir me rétablir ; ce pays me paroissant comme un désert où je m’imaginais que l’on ne pouvoit pas vivre, parce que j’étais né et vivois dans le plus beau pays du monde avant de venir en Bretagne. Enfin mes amis me conseillèrent de ne boire que du vin d’Anjou, et du meilleur : ce que j’exécutai ponctuellement, et je m’en trouvai bien pour ma santé (…) je ne buvais jamais de cidre et peu de vin breton (…) Je cherchai des serviteurs d’Anjou afin d’être moins pillé et friponné (…) Pour qu’un prieur-recteur de la Chapelle Glain puisse vivre heureux et être heureux dans la paroisse, qu’il prenne garde d’écouter les contes et médisances des villages, les porteurs et porteuses de nouvelles (…) c’est pour voir ce qui se passe chez vous, suborner les valets et servantes pour en tirer du lard, du pain, de la farine, du vin, du cidre (…) ou du tabac… »
Relevé dans le registre BMS
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.124)
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le Petit-Auverné (René Boiteau) |
1709 St Julien-de-Vouvantes 44670 Ils pétrissaient des racines et en faisaient du pain.
Les disettes répétées amènent nos ancêtres paysans à manger des «racines» que nous appellerons plus tard légumes. Notons qu’ils ne connaissent pas encore les carottes ni bien sûr les pommes de terre. Ainsi, lors du terrible hiver de 1709 qui laissera des traces dans toutes les mémoires, le curé Desprès de St Julien de Vouvantes note sur le registre paroissial que ses paroissiens mangent des «racines» dont personne ne sait encore si elles sont comestibles :
«...ils avoient decouvert une racine nommée par les uns asfodelle et par le peuple araise, qui porte des feuilles à peu près comme celles du porreau, et une tige de la figure d’une asperge mais bien plus grosse, ils la pétrissoient avec de la farine de bled noir et d’avoine et en faisoient ainsi du pain, mais quelques uns en ayant été incommodez, peut-être pour n’avoir pas mis assez de farine, et tous ayant trouvé que cette racine extrêmement dure leur causoit beaucoup de dépense en bois pour la faire cuire, il ne s’en est pas fait un grand usage...»
Il s’agit de ce que les patoisants locaux appellent les « pavouilles ».
Relevé dans le registre BMS
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p. 97)
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le Petit-Auverné (René Boiteau) |
1720 Le Croisic 44490 Sous le dallage, le cercueil d'un Saint Homme.
Le vingt cinquième jour de septembre mille sept cent vingt pendant que l'on faisoit careler l'église de notre dame de la ville du Croisic a été ouverte la tombe d'un homme mort depuis plus de cent ans que l'on n'avoit point ouverte il y avoit longtemps et dans laquelle [?] on avoit trouvé le corps dans son cercueil qui n'était pas consummé ainsy que nous ont rapporté les anciens du lieu et l'ayant faite ouvrir aujourd'huy nous y avons trouvé le corps partie en poussière à l'exception de la tête qui n'était pas tout a fait pourrie et quelqu'un ayant voulu avoir la curiosité de toucher et d'activer les dents de ce cadavre il nous a paru sortir du sang avec un peu de corruption sans qu'il sortit de son cercueil aucune puanteur ; ce qui a la connaissance de la plus notable partie des habitants de la ville du croisic, il eu encore a remarquer que les planches de ce cercueil quoyque de bois de sapin ne sont nullement pourries ny endomagées ; la tradition des anciens nous assure que leurs anciens pères et mères et ayeux leurs ont souvent déclarés que etait le corps d'un saint homme ce que nous attestons sous nos signes on ne sait pas le nom de ce mort, cette tombe estait à six pied de la porte de la sacristie en allant droit au grand autel.
Source : BMS du Croisic
Texte relevé par Maïwenn Bourdic.
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1723 St Lyphard 44410 Bénédiction d'une cloche.
14-12-1723 - A esté faitte la solennité du Bapteme et nomination d'une CLOCHE de cette paroisse, pesant environ 170 livres dont ont esté parain et maraine, Messire Louis de SECILLON Chevalier et Seignneur de K/fu (Kerfu) de Trémelu, et Demoiselle Prudence de ROHAN, fille de haut et puissant Jan Baptiste de ROHAN Chevalier et Seigneur Compte de Poulduc, de K/cabu et autre lieu, et de Dame Pélagie MARTIN son épouse, présents en la ditte cérémonie, et le dit Seigneur de K/fu et la ditte damoiselle de ROHAN ont nommés la ditte CLOCHE, LOUISE - PRUDENCE ..de tout quoy...........
Source : Registre des BMS de St Lyphard
Texte relevé par Jacqueline Cauquil.
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1727 Le Pin 44540 Comment le prieur devint manchot.
« L'an 1727 le 14e mai a 3 ou 4 heures du matin je fust malheureusement a la fue au lièvre au carfour au dessus de la planche au moinne ou après y avoir été une espace de temps il m'en vint un du champ breton qui allait tout le long de la lande du costé du midy. Je lui lasché le coup qui le jetta par terre mort. Mais je feust payé par un chaptiment de Dieu davoir sorti des bornes de mon état. Le fusil me creva la main près la culasse sur lepesseur d'une pièce de trante sols. »
Chacun sait que le vénéré prieur ne devait pas chasser, le voilà puni : il nous raconte comment il devient manchot, il reste cependant dans sa cure.
Relevé dans le registre BMS
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p. 132)
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1739 Treffieux 44170 Inondations.
Commune de Jans . le 21 Décembre 1739. Mathurin MOREL de la Roulais m'est venu déclarer qu'il a été obligé de porter son fils Mathurin MOREL a la paroisse de TREFIEUX pour y être baptisé ne pouvant passer au pont de Cosne à cause des grandes eaux .
Source: BMS
Texte déposé par Christiane Boissinot-Ranouil.
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1747 Marsac 44170 Inondations toujours.
Le 30 Décembre 1747. Baptème de Julien ROUILLE , de Marsac, transporté à Jans à cause des grandes eaux
Source: BMS
Texte déposé par Christiane Boissinot-Ranouil.
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1751-1760 Saint-Sulpice-des-Landes 44540 Le chaud et le froid.
NOTA
Dans cette année 1751, il fit une tempête la nuit du 14 au 15 de mars qu’on dit être un tremblement de terre. Cette tempête fit tort, dans cette paroisse tant sur les maisons que sur les arbres de 2000 # on n’avait jamais vu m’a-t-on dit un hyver si pluvieux. Aussi il n’y avait point de blé de ce qui causa une cherté, et des voleurs en abondance.
Le jubilé universel commença dans cette année le 31 octobre, et finit le 30 avril 1752. Il fit en été quantité de tonnerre. Il tomba à la croix rompue, et tua trois chevaux à Michel Garreau qui étaient sur sa Closerie de la ??? Dans cette année on fut obligé de faire une déclaration
de tous les biens pour établir le vingtième à perpétuité. En 1752 on fit pindre les autels
de Saint Sulpice. En 1753 il fit un été si chaud qu’on n’en avait pas vu un pareil il y a long tems.
En 1754 il y eut une grande mortalité et une bonne récolte.
En 1754, il fit de si grandes chaleurs que les arbres les bestiaux périssaient parce que l’eau était si rare qu’on n’en trouvait pas même pour boire.
En 1757 Louis XV le bien aimé recût un coup de couteau de la main de Pierre Damien qui fut tiré a 4 chavaux, la main brulée tenaillé, il fut puni comme il le méritait.
En 1758 jamais on n’eu un hyver si doux ni si agréable. Dans janvier et février il faisait
chaud. En 1759 il y eut un hyver qu’on disait être pour ainsy dire semblable au grand hyver
de 1710. il y eut cepend(ant) du blé et du froment. il y eu une grande dissenterie dont plusieures personnes moururent et en 1760 il y eut beaucoup de fruit et de vin. En ce temps là nous avions guerre avec les Anglais et le roi de Prusse. l’argent était très rare il y eut bien des bancroutes et des personnes ruinées.
J.Levavasseur Prêtre Vicaire

interprétation pour 2000# [2000 livres soit 1 tonne]
Source: Registres paroissiaux de Saint-Sulpice-des-Landes 1751 – vue 15
Texte déposé par Yannick Pinel.
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1755 Rochementru 44540 Eglise-Epicerie !!! Des étrennes pour les besoins de l'église.
« On fait dans les paroisses voisines ou celle de Rochementru tous les ans a la nativité de
Notre Seigneur Iesus Chrit ainsi qu’à l’épiphanie une queste pour les besoins de l’église qu’on appelle haguinanleu. Les aumosnes que donnent par chacun an les personnes charitables peut ordinairement monter avec les denrées qui se vendent a la porte de l’église l’office divin fini les dimanches au matin a la somme de 24 à 30 livres quelquefois plus ou moins. Je dis ordinairement a cause que trop souvent il se trouve des années si mauvaises que a peine par chacun an la vente de l’haguinanleu des denrées monte a 15 ou 18 ».
Extrait de la visite épiscopale AD44 G 703
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.65)
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1755 Treffieux 44170 Tremblement de terre .
On essuya à MADRID le Ier Novembre, 10 heures. 20 minutes du matin, un des plus violents tremblements de terre qu'on eut éprouvé depuis longtemps ; il dura 8 minutes, il se fit sentir dans plusieurs villes d'Espagne sans faire aucun mort . Il n'en a pas été ainsi au Portugal . Lisbonne la capitale a été en moitié renversée de ce tremblement et de l'autre moitié qui subsistait, a été consumée par le feu du ciel et les relations assurent qu'il a péri plus de cent mille personnes .
Ce qu'il y a d'étonnant, c'est qu'à la même heure et le même jour qui était celui de la Toussaint pendant la grand'messe ce tremblement se fit sentir dans cette paroisse et autres circonvoisines, comme un bourdonnement de carosse . "
Source: BMS
Texte déposé par Christiane Boissinot-Ranouil.
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1756 St Sulpice-des-Landes 44540 Lettre du vicaire à un notable de sa paroisse.
« Plongé que vous ettes depuis si long temps dans le bourbier de liniquité, quand commencerez vous à ouvrir les yeux à la vérité que vous combatez, jusqu'à quand continuerez-vous à persécuter l'église en denigrant ses ministres comme vous faittes tous les jours sachez miserable imposteur ennemi de la verité de la societé et de la paix qu'en meprisant les oins du seigneur vous meprisez le seigneur même, qui scaura bien un jour tirer vangence de toutes les calomnies atroces dont vous noircissez ses ministres, changez de vie et de moeurs, miserable que vous ettes et craignez que poussant comme vous faittes la patience de dieu à bout, sa colere ne tombe tout d'un coup sur votre teste et langue criminelle... Ne devriez-vous pas rougir de honte si vous aviez tant soit peu d'honneur et de religion de parler si outrageusement des prêtres de me traitter de B... et D F de gueux d'homme et ce en presence de votre famille que vous rendez semblable a vous par le mauvais exemple que vous luy donnez... Craignez, dis-je qu'après avoir fait tant de mepris des prêtres vous soyez privé de leurs secours à la fin de vos jours en punition de tous les outrages que vous leur faittes, c'est la menace terrible que Dieu fait aux gens semblable à vous, amandez-vous donc et faites pénitence si vous êtes sages et cessez vos discours impertinents à mon egard, vous devez scavoir et ne le pas ignorer que vous ettes malheureusement connu au loin et au près pour qui vous ettes et quelques efforts que vous fassiez pour ternir ma reputation vous n'en viendrez jamais à bout mon pauvre ami. Corrigez-vous donc impi que vous ettes votre mauvais caractère et taschez de rentrer dans votre devoir sur la fin de vos jours, profitez de la grâce que dieu vous fait de vous donner encore du temps pour penser à votre salut.
signé Brehin pretre

PS: N'oubliez pas mon pauvre monsieur que le diable qui vous porte et vous engage à me dechiner et à vomir tant d'injures et de forfetz à mon desavantage est un esprit poussif, et craignés qu'il nait sur moy un jour le meme pouvoir qu'il a sur vous c'est ce que je crains moy même.
en marge : Si vous naviez pas etté perdu de vin hier au soir peut être que vous auriez un peu ménagé les termes de B et D F à mon sujet, nous discuterons au jugement de dieu vous ou moy qui aura eu tort, je vous y attends »
Notaire Delourmel AD44 EVIII
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.179)
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le Petit-Auverné (René Boiteau) |
1759. Saint-Viaud 44320 la Dissenterie a désolée notre Paroisse, et les lieux voisins.
Cette Année, la Dissenterie a désolée notre Paroisse de St-VIAUD, et les lieux voisins.
On remarque que les maladies épidémiques font tant de ravages dans les campagnes, parce-que ceux
qui sont auprès des malades, n'avertissent qu'à la dernière extrémité. Si on pouvait, dès que ces
maladies commencent à se manifester,les bien prévénir d'abord, et d'avoir promptement recours aux
chirurgiens, on en sauverait beaucoup. Il y a une chose à observer par rapport à la dissenterie, c'est qu'on ne doit se servir des astringents qu'avec beaucoup de prudence; les gens qui s'y
entendent,commencent le traitement de cette maladie, par une dose compétante d'Ipeckacerana, que
pour le plus sûr, ou partage en deux; si la deuxième dose fait vomir, il faut en rester là, si elle ne fait que faire naître des envies de vomir, il faut donner l'autre; après cela on purge le malade avec la Manne, la Rhubarbe et le "Sel d'eplom", ensuite on peut se servir des astringents.
Lorsqu'on a appliqué ces remèdes de bonne heure, on a toujours réussi, mais l'usage des autres remèdes sans y préparer le malade, à toujours eu, au contraire, des suites funestes. On prie ceux qui se trouveront le cas d'aller aux malades en de pareilles circonstances, de vouloir bien ne pas mépriser ces remarques, parce qu'elles méritent effectivement attention pour peu qu'on ait de zèle pour le soulagement des pauvres.
Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Marie Lepaludier.
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vers 1760. Chéméré 44680 Quatorze personnes blessées pendant la messe.
Compte tenu des éléments du document (2ème dimanche du Carême), probablement 1763 (mêmes configurations 1752 et 1774)
Le tonnérre est tombé dans l'église de St Cyre le
vingt et sept février de cette année qui étoit le
deuxième dimanche du Carême guitteny étoit
alors deservant. Le tonnerre en tombant fit un trou a
la couverture frappa quatorze personnes, il etoit a
neuf heurs le prédicateur étoit sur le point de monter
en chaire. sans prêche a St Cyre étant blessé legerement
a un oeil par l'éclat du feu dont l'église fut toute
illuminée, il s'en alla prêcher a Bourneuf une de ses
quatorze personnes blessée mourut apres que Le Compte
Chirurgien a Bourneuf l'eut traitée et luy fut faite
l'opération de deux doigts du pied qui étoient brulés
on l'ouvrit apres sa mort on s'apperçut que les
intestins étoient notablement endommagés a demi
cuits apparrement. La pluye et le vent d'ouest etoient
d'une vehemence a etonner si bien que beaucoup des
paroissiens d'icy ne vinrent point a la messe.
Ce détail est de Mon Remaud alors vicaire de cette paroisse
& depuis Recteur d'Escoublac
Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Vincent Guibaudeau.
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1763. Saint-Viaud 44320 OBSERVATIONS Année 1763.
" La Chapelle de St-Sébastien et de St-Roch, qui n'étaient point lambrissées au paravent, l'ont été
cette Année. Il en a couté près de 400livres à cause des fermes qu'il a fallu faire faire pour appuyer les planches, et arrondir la Voute du lambris.
La même Année, Missire LAFARGUE, Recteur de St-Viaud, a fait carreler à l'uni, depuis la
Sainte-Table jusqu'au Choeur, ce qui auparavent n'était pas de même, car il fallait descendre un pas de marche pour entrer dans la Nef.
La Chapelle St-Roch était toute décarellée, il l'a fait refaire avec des carreaux neufs et des pierres de tailles qui viennent de VIGNEUX, proche de COUERON.
GERVAIS, Vicaire de St-Viaud.
Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Marie Lepaludier.
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1764. Saint-Viaud 44320 Observations Année 1764.
" Le Sanctuaire et la Nef ont été lambrissés cette Année. L'Autel de la Vierge qui, au paravent, était une façade de mur brut, à été peint comme il faut, aux frais de Missire Jean-Baptiste LAFARGUE, Recteur actuel de St-VIAUD, par un nommé Hervé LEGOFF, de BREST, qui a aussi raffraichis les Statues du même Autel.
Les Notables, voyant l'Autel de la Vierge aussi riant, firent Marché avec le peintre pour le Grand
Autel, qui auparavent était extrèmement sombre. Les colonnes étaient peintes en Noir et les
Châpiteaux en Gris Pâle, le mur des deux cotés "estoient" bruts et on ne pouvait rien distinguer à
l'Autel du bas de l'Eglise. Ils ont convenus de 90 livres les petites frises et autres ornements qui sont faits à l'huile, soit en or, soit en argent ou peinture qui peuvent se laver avec une éponge mouillée.
L'Autel de St-Pierre, anciennement l'Autel des Apôtres, à été peint aux frais de Madame
VALLETON qui à droit de banc dans cette Chapelle a cause de sa " Métayerie " du Petit-Bois. Il lui
en à couté 40 Livres.
Madame de ROUGEMONT à fait rafraichir l'Autel de St-Sébastien et fait dorer les gradins. Il lui en
à couté 30 Livres.
L'Autel de St-Roch a été rafraichis par d'autres particuliers qui demeurent dans la Paroisse.
Le même Peintre a aussi peint la Chaire qui auparavent ne l'étoit point.
GERVAIS, Vicaire de St-VIAUD
Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Marie Lepaludier.
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1766 Jans. 44170 Bénédiction d'une chapelle interdite.
L'an 1766. Le 27 Juillet . Je qui soussigne, Recteur, déclare avoir fait la bénédiction de la chapelle du Trépas interdite depuis plus de trente cinq ans, sous la permission accordée par Monsieur de Joly , vicaire général de l'Evêché de Nantes, en présence des soussignants .
S. Potiron .
Source: BMS de Jans
Texte déposé par Christiane Boissinot-Ranouil.
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1768 Blain 44130 Année de disette mais création d'une école.
il y eu cette année grande disette de vin dans tout le diocèse. Des pluyes continuelles qui ont causé des inondations considérables. La rivière a monté plus haut qu'elle n'avoit fait de connoissance d'homme. Une des arches du grand pont a écroulée. Cette année aussi on a réuni trois bénéfices de la paroisse, et un de plissé a l'hopital pour former une école pour les garçons.
Source: Extrait du registre paroissial de Blain 1768
Texte déposé par Jean paul Blandinières.
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1769 Drefféac 44160 Déssèchement du marais sur les paroisses de Dreffeac, St Gildas-des-bois, Guenrouet, Quili, Cambon et Pontchateau.
"cette année mil sept cent soixante neuf commença l'exécution du projet du dessechement du marais qui de bornes aux paroisses de dreffeac, St Gildas des bois, guenrouet, quili,cambon, et Pontchateau. le nommé Mr. Grolo ingénieur de la province pour les Ponts et chaussées, forma le premier ce
projet. il forma une compagnie et à la tête de cette compagnie dont étaient plusieurs messieurs de nantes et de Paris, il (affrayea?) dabord ce qui pouvait relever de l'abbaÿs de St Gildas dans les marais : il passa ensuite (affrayement?) avec les autres seigneurs des dittes paroisses. on commença par couper un radier à Pontchateau qui étant coupé procura l'écoulement des eaux dont le marais était couvert. il y avait entre La Sondenais (Fondenais?) et la Barre du port de Catiho des (salopes?) qui s'étaient formées par la rivière après (unies?) pour laisser passer a pied sur un certains temps de cette partie de Dreffeac a celle qui y repond en cambon. Ce fut-la ou on fit le premier canal. on coupa ensuite (....?) toutes les Mottes ou (salopes?) dont le marais était plein. il y avait aussi quantité de Boire et trous d'une profondeur extraordinaire, que l'on Boucha. il aurait été a souhaiter que ces Boires auraient été plutot Bouchées car il y perissait une quantité prodigieuse de Bestiaux. Mr. Grolo et compagnie
firent ensuite Marner et unir le Marais qu'ils couperent aussi de grand nombre de caneaux de huit et de douze pieds de large, et d'environ
quatre a cinq pieds de profondeur. en faisant ces caneaux on trouva en plusieurs endroits des souches de chênes et grande quantité de piece de Bois toutes (Scarifiées?) qui étaient a deux ou trois pieds en terre. on presumait que ce lieu avait du être autrefois une forêt; mais aucun dans le pays
n'en avaient vu aucun tittres; ni meme oüi parler. toutes ces grosses pieces de Bois ne servirent qu'a mauvais bois de chauffage. toutes les Maisons des paroisses d'ici aux environs se sotn couvertes jusqu'a present aves des grandes herbes qu'on tirait du Marais et qu'on appelait du (Ros?). ces couvertures bien faites duraient trente ans sans reparation. depuis le dessechement du Marais on ne peut plus trouver de ce (Ros?) à couper.
a Mesure que l'on (Marnait?) on semait des germes de foins pour faire venir les herbes propres a nourir les Bestiaux. nos successeurs sauront quelle sera la reüssite de cette semance."
Source: Dessechement du marais - relevé dans les BMS en dernière page de l'année 1769 :
1771 Drefféac 44160 Accident sur le chantier de déssèchement.
Acte N°19 : + Jan Chapelle - 23/03/1771 - Drefféac - 44 : "le 23/03/1771 un bateau chargé de plusieurs personnes s'en retournant le soir de
travailler au dessechement du marais, ayant malheureusement coullé Bas, un nommé chapelle s'y noya. plusieurs personnes m'ont dit qu'il se
nommoit ainsi, qu'il disoit être du faubourg levêque joignant la ville de Rennes, que son épouse se nommoit françoise Riviere Ravaudeuse de
Bas et demeurant au dit lieu du faubourg levêque. le vingt sept du même mois, son corps fut trouvé et tiré de l'eau par les nommés Jacques
poisson et joseph le but et ayant été conduit ici il fut inhumé dans le cimetiere le meme jour et presentes les personnes susdites et plusieurs
autres qui ont declarés ne pouvoir signer."
en marge :
"une femme qui s'est nommée françoise Riviere m'a dit que le ft Chapelle avoit nom Jan et qu'elle demeuroit à Rennes rue chant, le 14 avril 1771"
Texte déposé par Jacques Guerin.
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1772 Drefféac 44160 Grandes eaux et des pluies continuelles.
remarque du vicaire :
"je n'ai pas cru devoir refuser
de baptiser cet enfant, vu le danger qu'il y auroit à le porter à
Pont-Château a cause des grandes eaux et des pluies continuelles"
Source: Extrait du registre paroissial année 1772 acte N° 06 Baptême de Pierre Poulard de Jan et Françoise Demi - 20/02/1772 - Drefféac - 44 :
Texte déposé par Jacques Guerin.
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1796 Le Pin 44540 " des animaux malfaisans qui font un ravage terrible..."
" Citoyen commissaire, ce n'est point des hommes rebelles que je veux vous entretenir, c'est des animaux malfaisans qui font un ravage terrible, ils détruisent journellement soit chevaux, bêtes à cornes ou brebis, il n'est pas que vous en ayiés entendu parler, mais mon devoir m'impose l'obligation de vous en instruire.
Retiré comme vous le savés dans un pays de landes et de bois, à chaque instant j'entends dire le loup a tué mon cheval, mon poulin, l'autre ma vache, mon veau, mon taureau, et enfin tant de mes brebis, les gens de la campagne ne veulent plus laisser leurs bestiaux coucher dehors, puisque en jour ils sont tués ; vous ne sauriés vous faire d'idée combien le nombre de ces loups est grand, je mets un fait que dans les 4 lieues à la ronde de cette commune, il y en a plus de cent cinquante grands.
Extrait de AD44 L 343
Texte déposé par René Boiteau (o.c. p.262)
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1776. Legé 44650 Bénédiction d'une cloche.
Aujourd'hui seize du mois de septembre mil sept cent soixante seize a été par moi curé de Legé soussigné la bénédiction de la seconde cloche de cette église d'un poids d'onze cents livres sous l'invocation de Sainte Anne, nom qui lui a été donné par moi dit curé et Dlle Anne Charbonneau parein et mareine.
Source : Registre de la commune de Legé 1776
Texte déposé par Joël Lucas
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1785. Saint-Viaud 44320 L'été a été aussi sec et TOUT périssait dans les jardins.
Cette Année a été des plus sèches qu'on ait vu depuis de longtemps, après un hiver très rude, et la
terre couverte depuis longtemps, de neige, le Printemps à été si sec qu'on ne voyait point d'herbe
dans les prés, paturaux et même les marais. L'été a été aussi sec et TOUT périssait dans les jardins, le grain a beaucoup souffert, et est venu tout petit et échaudé sur les terres âpres.
Il a commencé a mouiller les derniers jours d'Août, cette pluie a amené tout d'un coup la vendange
qui était presque perdue auparavant. Il y a eu cette Année tant de vin qu'on ne trouvait pas assez de fûts et que les barriques neuves coûtèrent 9 à 10 Livres. Le Beurre a valu, depuis le mois de May, 20 à 22 Sols la livre.
Heureux, cette Année, ceux qui ont de la paille de froment pour nourrir les boeufs, vaches et
chevaux, car il n'est pas possible d'avoir du foin.
Relevé dans le registre B.M.S
Texte déposé par Marie Lepaludier.
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1786. environs de Guérande 44350 La grande misère des cotonniers.
La classe des fabricants de coton qui fournit un tiers de la paroisse qui est de 1000 âmes est dans la dernière misère. Les habitants de cette paroisse sont presque tous fileurs de coton ; n'ayant point de quoy suffire pour s'entretenir dans leur état, se trouvent réduits à une extrême misère depuis quelques années. Quelques-uns de ces pauvres malheureux sont tellement dépourvus de secours qu'ils n'ont de quoy se couvrir ; il y a des familles dont les uns, pour se faire rang pour aller à la messe les dimanches et fêtes, sont obligés de se dépouiller pour couvrir la nudité des autres, et restent couverts de paille dans leur chaumière.
Source : rapport de M. Rouaud de le Ville-Martin, procureur du roi à Guérande.
Texte tiré de " De misérables cotonniers" par Claude Rivard
Publié dans la revue MATRAGENEA N°4 Mars 2001.
1791 - 1801 Légé 44650 Registres clandestins de l'abbé Gillier.
De 1791 à 1801 l'abbé Gillier vicaire de la paroisse Notre-Dame de Legé a tenu deux registres clandestin :
- Le premier couvre la période d'août 1791 à fin 1794, le second du début 1795 à fin 1801.
- Le premier de ces deux registres est le plus intéressant compte-tenu des évènements qui se sont déroulés dans toute cette région.
1793 Legé 44650 Choix du nouveau cimetière.
L'an mil sept cent quatre vingt treize, le vingtunième jour de juin, le général de la paroisse de Legé assemblé à la sacristie de l'église du dit lieu en les personnes de Pierre Jean Louis Gouin, Vincent Nicoleau, Jean Robin, Hyacinthe Bernard, Jean Rortais, Jean Gris, Jean Beziau, Etienne Patron, Pierre Orceau, Pierre Patron, Joseph Patron, Etienne Malidain, Pierre Goeau, Julien Garraud, Jean Praud, Luc Lhommeau, Jean Bouyer, Joseph Babinot, François Vrignaud, Pierre Bossis, Pierre Voyneau, François Remaud, Jean Bernard, Jean Beziau de la Gestière, Alexandre Petit, François Chaillou, Martin Gaillard, René Favereau, René Forgeau, Jacques Millet, Pierre Monnereau, Jean Chaurroy, Jean Bellaudeau, Pierre Rocheteau, Pierre Airiau, François Laidet, le sieur Gillier vicaire de Julien Masselin aux fins de faire le choix d'une place pour faire faire la bénédiction d'un nouveau cimetière. L'ancien se trouvant actuellement rempli et hors d'état de pouvoir servir pour le présent à enterrer les corps eu égard aux circonstances de la Révolution et de la multitude des corps qui ont été enterrés depuis peu dans l'ancien cimetière. Pour éviter autant qu'il est possible les accidents d'une maladie épidémique, a été d'un commun avis de prendre pour servir de nouveau cimetière le pré appartenant à la fabrique de ce lieu celui situé rue de la chaussée et vulgairement appelé le cimetière Saint Roch, Lequel sera béni pour servir dorenavant à enterrer indistinctement tous les corps morts tant du bourg de la paroisse qu'étrangers et sera pour cet effet clos et fermé d'une manière convenable pour empêcher les bestiaux et autres animaux d'y entrer avec défense à qui que se soit de mettre aucun bestiaux pour y pacager. Arrêté les dits jour mois et an que devant nos seings, les autres ayant déclaré ne savoir signer Alexandre Retpuché approuvé pour valeur.
suivent 29 signatures plus Gillier vicaire de Legé et Masselin
1793 Legé 44650 Bénédiction du nouveau cimetière.
Le vingt trois juin mil sept cent quatre vingt treize en conséquence de l'acte de délibération du général de cette paroisse aux fins de l'établissement d'un nouveau cimetière, nous Michel Gillier prêtre vicaire de cette paroisse nous sommes transportés de l'église paroissiale du dit lieu à l'issue des vêpres et processionnellement au lieu choisi par le dit général assemblé extraordinairement, pour servir de nouveau cimetière eu égard à la multitude de corps inhumés depuis peu en l'ancien, avons fait la bénédiction usitée à cet effet d'un ancien cimetière, nommé vulgairement le cimetière St Roch, et ce en présence du peuple en très grande affluence
Gillier vic. de Legé
Source : Registre clandestin de l'abbé Gillier
Texte déposé par Joël Lucas
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Septembre 1793 - Septembre 1794 Legé 44650 LES MASSACRES DANS LA PAROISSE DE LEGé.
Ce n'est que le 14 septembre 1793 que le terme de " massacre " apparaît dans les registres clandestins de l'abbé Gillier. Dans ces registres il distingue nettement les décès naturels des massacres. Dans la liste qui suit seuls les massacres ont été relevés.
Massacres, septembre 1793.
Le 14 septembre au dit an [1793], invasion des républicains appelés troupe de Mayence, du nom de la garnison de la même ville, que força de capituler le roy de Prusse. Ils commencèrent dès ce moment à mettre le feu aux maisons. Massacres commis par eux.
Charles JUBILA, de la Noue, âgé d'environ 60 ans.