CÔTE D'OR
1626 Veuxhaulles 21520 Bénédiction de la grosse cloche.
Le 8 décembre 1626
L'an mil six cent vingt six le 8ème décembre, la grosse cloche de l'église de Veuxaulles a estez nommée par Didier Scordel prêtre et au nom de Dubilard prêtre et de messire Sébastien Zamet (1) évêque dudit Langres, paire de France et de Charlotte Arminot présente au nom de dame Rimeberte de chatenet? épouse de monsieur Dandelot et a estez nommée ladite cloche Sébastienne.
(1) Sébastien ZAMET fut le 94ème évêque de Langres de 1615 à 1654. Il était originaire de Lucques en Italie. Il décéda le 2 février 1654 en son château de Mussy.
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Actes rédigés par le prêtre de l'abbaye de Notre Dame du Val des Escoliers,
Chanoine régulier et curé de Veuxhaulles paroisse St Pierre
Textes déposés par Alain Damotte.
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1627 Veuxhaulles 21520 Bénédiction de la petite cloche.
Le 5 janvier 1627
L'an mil six cent vingt sept le cinquième janvier, la petite cloche de l'église de Veuxaulles a esté bénie par moy soubssigné ladite a esté nommée Jeanne, a pour parrain et marraine Anthoine Millot et demoiselle Jeanne Degrand (2).
(2) Jeanne Degrand, décédée à Veuxhaules le 28 août 1652, était la femme de Louis de Carrandosserets, seigneur de la Motte, de Veuxhaulles, Chaudenay, Bussières, Marnay, Briancourt et autres lieux.
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1632 Veuxaulles 21400 Bénédiction de la nouvelle cloche.
Le 6 août 1632
L'an mil six cent trente deux le sixième aoust, la grosse cloche de l'église du lieu de Veuxaulles a esté besnite par moy soubssigné et a esté nommée Suzanne, le parrain et marraine est Jean Dormoy et Suzanne Foullon femme de Nicolas Fornier, et a esté refondue à la dévotion des habitants dudit lieu, par Mtre Pierre Beaupoil clerc à Chaumont.
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1632 Messigny 21380 Et pourtant, il n'avait rien fait !!!
Mars 1632
Le lundi quinze(me) jour du mois de mars Jacques FREMYET fils de Denis FREMYET fut enterré il fut tué le dimanche quatorze(me) du dit mois de guet apend passant par devant la croix du cimetière de Messigny sans quil eust aucune quereil a personne
dieu labsolut
Source: Registres paroissiaux numérisés AD 21 paroisse de Messigny et Vantoux 1602-1724 vue 188.
Textes déposés par : pl11650
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1636 Aignay-le-Duc 21510 La peste reprend ses ravages.
Eglise sous le vocable de St PIERRE et St PAUL
- La peste reprend ses ravages, les morts de ce fléau ont été enterrés en centre du jardin St Michel à la Cototte, à la combe du puy, aux loges, aux forges, et tous n'ont pas été inscrits sur les registres. 109 actes de décès dont 12 familles entières.
Environ 200 morts de la peste pour la seule année.
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1676 Dijon 21000 Le duc d'Enghien reçoit le pain bénit pour la Pentecôte et assiste à la procession de la Fête Dieu.
Les passages entre crochets correspondent à des mots serrés dans la reliure et impossibles à lire, voire à interprèter.
Le jour de la Pentecoste 17 may 1671 al[.] de la grande messe par ordre de l'association de Saint Médard je soussigné trésorier de l'église collégiale de St Estienne de Dijon en cette qualité curé de Sainct Médard ay esté a[.] messieurs Grusot advocat, Prinstet, Cu[.], Nicolas et Guirault procureurs à la Cour f[.] dudict Sainct Médard porté le chanteau du pain bénist à S.A.S. monseigneur le duc Danguien (sic) prince du sang gouverneur de la province lequel l'a accepté de très bonne grâce : et le dimanche suivant 24 dudict mois, ledict seigneur prince a fait offrir par son aumosnier revêtu de rochet ledict pain bénist tenant en sa main un cierge d'environ une livre et demie dans lequel estoient piqués huict escus d'or et en donna autant à la fabrique dudict St Médard, il y avoient cinq gros pains benists chargé de guidon aux armes dudict seigneur prince on en distribua trois en l'église et les deux autres furent portés au logis du roy on lui apporta en l'église sur cinq brancards et estoient accompagnés des officiers de son A.S. des trompettes tambourgs et fifres
Le vingt huict du mesme mois S.A.S. assista à la procession de la fête dieu par la paroisse de Sainct Médard et à la grand messe qui fut célébrée ensuite à St Médard par monsieur Fyot abbé dudict St Estienne avec les cérémonies ordinaires la mitre et la croche estant sur l'autel S.A.S. estoit au milieu de l'église sur un prie dieu couvert d'un tapit de velours rouge et un fauteuil derrière de mesmes couleurs la noblesse autour de lui ses gardes à la porte de l'église messieurs les officiers des cours souveraines estant aux bancs de messieurs les chanoines et pendant la procession après la bannière marchoient les gardes de la ville puis celles du con[.] le clergé par après le sainct sacrement porté sur un brancard par deux chan[.] monsieur l'abbé le suivoit portant une petite croix monsieur le duc alloit après lui accompagné de la noblesse (puis?) les officiers de cours souveraines [.] leurs robbes de cérémonies et les parr(oissiens?) dudict Sainct Médard il y avoit d[ouze?] pages autour du sainct sacrement qui portoient des flambeaux blancts aux armes de S.A.S.laquelle fut seul[.] à l'offerte [.] offrit trois louys d'or.
Signé Arviset

Page suivante se trouve le baptème en date du 1er juin 1671 de
Henry DUGUET né le 29 juin 1655. Le parrain fut :"très haut et très puissant seigneur Henry Julle de Bourbon duc Danguien prince du sang pair et grand maistre de France gouverneur et lieutenant général pour le roy en ses provinces de Bourgongne et Bresse.
photo de la signature de sadicte Altessee Sérénissime
Source: RP de Dijon (5 MI 9 R 22, vue 177 dans le site des AD21 en ligne.
Textes et commentaires déposés par Jean Pierre Lambert.
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1680 Dijon 21510 Acte de profanation de l'église St Médard.
Le vingt sixième juillet 1680 à dix heures du matin en suite de deux arrêts du conseil des (un blanc) qui ordonnent les démolitions de l'église de St Médard de Dijon du cimetière et plusieurs autres baptiments et maison dans l'enceinte de la paroisse de St Médard de la dite ville transférée dans la nouvelle église de Saint Etienne bastie aux fraicts de monsieur le révérend abbé pour la moitié et pour l'autre moitié aux fraicts de messieurs les bastonier fabriciens et associés dudict saint Médard, monsieur l'abbé ayant fourni trante six mille livres et pareille somme de trante six mille livres ayant été fournie par messieurs les bastoniers fabriciens et monsieur le révérend abbé avec moi soussigné trésorier dudict sainct Etienne et curé dudict sainct Médard (qui est de la longueur de soixante cinq pieds dans (?) et trante six pieds de largeur sans y comprendre le portail qui a dix neuf pieds de longueur et vingt cinq pieds de largeur) pour laquelle profanation avons faict les cérémonies portées par les conciles de Milan et de Trente, par la démolition des autels et l'enlèvement des images qui y étoient, et le 29 desdicts mois et an mondict sieur le révérend abbé avec moi ledict trésorier avons fait l'exhumation des corps par les prières portées esdicts conciles et avons enterré les ossements des defuncts qui n'ont pas esté recognu en une grand fosse faicte au dessus du cimetière dudict St Médard et les autres ossements ont esté raportés dans l'église de St Etienne soub les tombes des parents des décédés ou bien dans les nouvelles sépultures qui ont esté accordées dans la nef et les ailes de ladicte église St Etienne, ensuite desquelles cérémonies monsieur l'abbé a célébré au grand autel pro defunctis une messe solemnelle et faict l'absolution, le tout en ma présence
Signé Arviset, curé

Petite précision : je reviens sur la profanation de l'église St Médard de Dijon. Celle-ci a bien été profanée au sens primitif du terme, c'est à dire rendue profane, désacralisée, avant sa démolition. La paroisse St Médard a bien sûr été transférée, dans l'église St Etienne, plus récente. Il semblerait que l'église St Médard ait été bien vieille et menaçait ruine.
A cette époque on trouvait à Dijon, côte à côte, pas moins de 5 églises : St Bénigne (cathédrale), St Médard, St Michel, St Philibert et la Sainte Chapelle du palais ducal. St Médard a disparu en 1680, la Sainte Chapelle fut démolie pendant la Révolution. A son emplacement se trouve le théâtre municipal de Dijon.
Source: RP de Dijon (5 MI 9 R 27, vue 374 dans le site des AD21 en ligne.
Texte et commentaire déposés par Jean Pierre Lambert.
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1699 Aignay-le-Duc 21510 20 cercueils sous la chapelle.
- La Chapelle de l'hermitage St Michel a été démolie par François MIGNARD qui en était le propriétaire, une seule chambre a été conservée. Sur son emplacement, on a découvert en pierre de différentes tailles.
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1709 Aignay-le-Duc 21510 Année de disette.
- Année de disette, pluie abondante dans le cours de décembre 1708. La gelée prit le 6 janvier 1709, des arbres d'une grosseur énorme furent fendus par le milieu.
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1709 Cussy 21360 "la famine a esté sy grande en Bourgogne..."
En l'année 1709 la famine a esté sy grande en Bourgogne que le froment a esté vendu neuf et dix livres la mesure de (?) l'orge six livres et l'avoine quatre livres parce que l'année [a esté] si stérille que l'on y moissonna pas une seule gerbe de (?) à cause de la grande rigueur de l'hyvert qui perdit tout et (?) une grande mortalité, Dieu par sa miséricorde et par sa providence nous préserve d'en voir une semblable, (?) nobis nocebit adversitas si nulla nobis dominetur (iniquitas ?)
Ce que j'atteste véritable en foy de quoi j'ay signé ce 26 (?) 1709
Signé Desbois, curé de Cussy

Source: Microfilm 5Mi7 R48, page 62
Textes déposés par Jean-Pierre Lambert.
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1716 Cussy 21360 Tout un village ligué contre son curé.
On se souviendra que la nuit du cinq au sixième octobre mil sept cent seize de certains quidams connus de tous ceux de la paroisse et du voisinage et le maistre fit sortir de son étable par Etienne Jaffelin et autres ses ouvriers un grand ratelier de brebis et le fit dresser le lendemain contre la muraille et la fenêtre de la cure de Cussy et estant monté dans la voute un cabinet situé sur la rue et sur le grand chemin croyant entrer de lad. voute à la chambre dud. Curé où il retire tout ce qu'il a de meilleur, mais la porte de communication dud. cabinet à la chambre estant bien fermée on prit et déroba seulement un quartier de lard un poulet et environ deux mesures de grosses poires et des reinettes
Inquam refranant temperet
Nelitis horror insanet
Et quoyqu'un chaqu'un sut très bien quels sont ces quidams personne ne les a jamais nommés crainte de grand (?). Mais si celuy qui (réveilla ?) led.curé et sa sour en criant Ovoleur (sic) on a tout prit le bien de Mr. le curé et il avoit mis le dit ratelier à bas le larron auroit esté pris comme une gaufre entre deux fers car la porte qui entre dud. cabinet estoit très bien fermée et très bonne et ladite chambre [on ne sauroit ?] pas descendre à la rue sans se rompre la teste et les jambes sur le pavé
Signé Desbois, curé de Cussy

Source: Microfilm R5Mi7 R48, page 47
Textes déposés par Jean-Pierre Lambert.
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1716 Cussy 21360 Le mystère de la colonne reste entier.
Les 22 23 et 24 avril 1716 Monsieur PARISOT conseiller du Roy avocat général au Parlement de Dijon et seigneur de (Creugey ?) (possédé ?) du désir de savoir le sujet et la cause de la construction ou de la ( ?) de la colonne de Cussy a fait piocher et fouïr aussi profond que lad. Colonne est haute c'est-à-dire 24 ou 25 pieds des deux cotés (et ?) dessous d'icelle en sorte que luy et plusieurs autres Mrs. Spectateurs ( ?) et passèrent dessous icelle, ou l'on trouva six médailles (de différents ?) empereurs les ossements de 4 grands corps, elle est soutenue d'une voute et deux gros piliers et sur ces 2 piliers deux pierres (immensément ?) épaisses et grosses, il esperoit trouver qlq table ( ?) qlq écrit pour l'instruction dud. Edifice mais ( ?) la bonne compagnie qui l'assistoit (plusieurs mots manquants ou illisibles) il fit monter un homme dessus pour savoir si les pierres étoient creuses et percées comme en bas, mais non il y avoit seulement un creux d'environ (un ? ) pied où apparemmt les autres pierres embouttoient qui sont ( ?) et le curé » dud. Cussy a esté présent à tout ce que dessus ce que ( ?) véritable et a signé
Desbois prestre |
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Source: Microfilm R5Mi7 R48, page 75
Image: Bibliothèque Nationale, fonds DESTAILLEUR, l'auteur en est Jean Baptiste LALLEMAND.
Textes déposés par Jean-Pierre Lambert.
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1734-1736 Aignay-le-Duc 21510 Que d'eau, que d'eau...et du soleil
- La pluye de l'hiver précendant a commencé le 4 Octobre 1734 et a duré jusqu'au commencement d'Août 1735, et que depuis il a toujours fait beau jusqu'à la St Mattias 1736.
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1741 Saint-Maurice-sur-Vingeanne 21610 Coup de grêle...
"Le 13 juin 1741, vers les huit heures du soir, il tomba à Saint-Maurice-sur-Vingeanne une grêle si violente qu'elle perdit en entier tous les seigles et les froments des contrées de la Roye, des Morniers, de Changevelle et des Corrois... On ne moissonna que des champs… fort endommagés... Ils furent toute la ressource des habitants pour cette année... Les froments et les seigles… mûrirent encore un peu mais séchèrent peu après. Les avoines… ne produisirent que de la menue paille. Pour comble de calamité, les laboureurs furent obligés d'acheter les sements de seigle au prix de trois livres et ceux de froment trois livres dix sols la mesure de Montsaugeon, le double de ce que les grains valaient les autres années… Les vignes furent mal traitées à proportion et on ne faucha pas la plupart des prés où la grêle était tombée. L'année suivante fut abondante en toutes sortes de grains"
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Christian Roche.
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1755 Aisey sur Seine 21400 Bénédiction de la grosse cloche.
30 Octobre 1755
L'an mil sept cent cinquante cinq, le trente octobre, la grosse cloche de l'église paroissiale de St Genest d'Aisey le Duc, a été bénite solennellement et avec les prières et cérémonies marquées au rituel de ce diocèse par nous, soussigné prestre curé dudit Aisey le Duc en vertu de la permission qui nous fut accordée par Monsieur de Montmorin de St Herem, illustrissime et révérendissime Evèque Duc de Langres, Pair de France, commandeur de l'Ordre du St Esprist, en datte du vingt et un dudit mois signé Gilbert Evèque de Langres, laquelle cloche a pour parrain de ladite cérémonie Antoine Huguenin entrepreneur d'ouvrages dmt aud. Aisey, et pour marraine Demoiselle Françoise Guilleminot sœur du sieur curé, laquelle cloche a été bénie sous les noms et protection de Ste Françoise. A laquelle cérémonie, étaient présents François Simon, procureur fabricien en exercice cette présente année, Edmé Thurot recteur d'école, Gérard Bourgenot qui se sont soussignés.
Guilleminot curé d'Aisey A. Huguenin - F. Guilleminot - E. Thurot recteur d'école
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1758 Nos-sur-Seine 21400 Vol à l'église
12 Décembre 1758
L'an mil sept cent cinquante huit la nuit du lundi au mardi douze décembre, notre église a été volée; on y entra par la fenêtre qui est vis à vis du pupitre. On y détacha le panneau de vitre du bas de ladite fenêtre, et avec un gros morceau de bois de noyer de la longueur d'environ 4 pièces et demi, on força on arracha un des barreaux de fer, que l'on trouva sur le cimetière avec le bâton, le panneau de vitre, et les deux clavettes qui le tenaient.
Les voleurs en descendant mirent le pied sur la corniche de la boisure du choeur, laquelle ils firent tomber sur le bras de la chaise ou fauteuil où se place le curé, et par sa chute, désassembla le bras de ladite chaise. Entrés à l'église, ils ouvrirent avec fractures le tronc de la Ste Vierge et de Ste Anne, les pillèrent et emportèrent le tronc de la fabrique en sorte qu'on n'en eu depuis connaissance.
Il pouvait y avoir dans les 3 troncs, environ quarante cinq à cinquante francs au plus. On ne toucha pas aux vases sacrés heureusement, ni à l'autel de la Ste Vierge alors décorée d'un spectre et d'un coeur d'argent, et de deux croix d'or, et l'enfant Jésus d'une croix d'argent.
On aurait pû avec un peu de précaution parer à ce vole, car on avait vû pendant trois jours roder trois étrangers au four de la paroisse. On avait d'autant plus lieu de se tenir sur ses gardes, que ces mêmes hommes avaient la nuit de dimanche au lundi onze, du même mois, brûlé une vingtaine de fagots en forêt et que cette même nuit, on avait volé un mouton à la veuve Jean Huguenin, ce qui fit soupçonner que ces voleurs en voulaient au bétail et que chacun était attentif à garder la maison. Le lendemain treize, monsieur MILLET prévôst de la maréchaussée de Chatillon-sur-Seine, avait avec Sieur LOGEROT son greffier, dresser un procès verbal et depuis ce jour on n'a aucune connaissance des voleurs .
Voilà tous ce qui s'est passé à l'occasion de ce vôle.
Signature: Meat prêtre de Nod-sur Seyne
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1766 Braux 21390 Bénédiction à retardement de la cloche.
Le 10 Mai 1766
Deny André Grangier prestre curé de Braux et Velogny a été informe que la petite cloche de l'église paroissiale de St Médard de Braux, refondue depuis plusieurs années n'avait pas été bénie; sur la réquisition des habitans dudit Braux, et par permission accordée par Mr Froment vicaire général du diocèse d'Autun, jay cejourduy dix may mil sept cent soixante six, béni la susditte cloche à laquelle jay donné le nom de Margueritte. La maraine a été Margueritte Helios fille de Jean Helios recteur d'écolle, le parrain Antoine Remond domestique ches le sieur curé de Braux qui a déclaré ne savoir signer. La maraine s'est soussigné avec Jean Helios présent à laditte bénédiction.
Margueritte Heliot Jean Heliot
Grangier curé de Braux et Velogny
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1782 Dijon Paroisse st-Médard 21000 Les douzes mariages du Dauphin.
L'an mil 1782 le lundi 7 janvier en vertu de la délibération de M.M. les Élus des États Généraux de Bourgogne, par laquelle ces sages et zélés administrateurs sans cesses animés par des vues de bienfaisance et de patriotisme ont arrêté qu'à l'occasion de la naissance de Mgr. le Dauphin le 22 octobre dernier, cet événement heureux qui mit le comble à la prospérité, à la gloire et aux voux de la France, il serait doté douze filles et célébré douze mariages comme un témoignage toujours subsistant de leur respect, de leur fidélité et de leur reconnaissance pour la personne sacrée du Roi et comme le premier hommage de leur attachement et de leur amour pour son auguste fils, nous Charles Fevret, doyen de l'Église de Dijon, vicaire général du diocèse avons donné la bénédiction nuptiale en l'Église Cathédrale, etc.
Sont ainsi célébrés douze mariages de personnes originaires des quatre (douze ?) coins du duché de Bourgogne.
Source: Registres Paroissiaux de Dijon, paroisse St Médard (site des AD de la Côte d'Or en ligne, réf. FRAD21EC 239/090, vues 323 et suivantes).
Textes déposés par Jean-Pierre Lambert.
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1787 Braux 21390 Bénédiction de la petite cloche.
Cejourd'huy quatorze janvier mil sept cent quatre vingt sept, nous prestre curé soussigné avons bénis une petite clauche apartenante à la paroisse de St Médar de Braux laquelle a eu pour parrain monsieur Jean Marie Boyer fils de monsieur Barthélémy Boyer, intendant de Mr le compte de Guine, la maraine mademoiselle Adélayde Esmé Guiot fille de sieur Edmé Guiot, maître particulier des eaux et forest d'Autun et conseiller du Roi, laquelle bénédiction a été faite et assisté de la majeur partie desdit habitants de cette paroisse qui se sont soussigné avec moy ceux le sachant faire de ce requis par nous.
Jean Convers Estienne Remond Remond
Charles Remond Louis Blandin Boyer curé
Source: Extrait d'une annotation sur les registres paroissiaux.
Textes déposés par Alain Damotte.
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1788 Baulme-la-Roche 21410 Un hiver sibérien...
" L'hyver de mil sept cent quatre vingt huit est remarquable par la sécheresse et les froids excessifs qui ont régné pendant longtemps et ont causé le plus grand embarras pour la moulure des grains.
D'abord l'été avait été fort sec, il n'a plu que pendant quelques jours dans le mois de septembre, encore ces pluies
ont été peu considérables et depuis environ le vingt septembre jusqu'au treize janvier il n'est point tombé de pluie. Le froid commenca le vingt cinq novembre, le quatre décembre la neige commenca à tomber et comme elle fondait et gelait en tombant, elle produisit un verglas qui rendit les chemins presque impraticables pendant plus de dix ou douze jours ; la neige vint ensuite en abondance ; le froid le plus rigoureux se fit sentir . les vents du nord, nord est et nord ouest rugiront constament pendant près de six semaines et furent quelquefois très violents ; plusieurs sources tarirent ; les rivieres furent gelées ;
on eut recours aux moulins à vent ; on fit construire des moulins à bras où l'on se servait de ceux qui existaient ; on fit même moudre du blé dans les moulins à tabac...Ce fléau cessa le treize janvier où les vents du midi succédèrent au cruel vent du nord, procurèrent de la pluie et un dégel modéré que les habitants des villes et des campagnes reçurent comme un bienfait du ciel....
Ces événements ont été trop remarquables pour n'en pas consigner la mémoire et la transmettre à la postérité...
Landel, curé de Beaume la Roche et Panges. "
Source: Extrait du registre CC.54/6 de Baulme-la-Roche déposé aux Archives départementales de la Côte-d'or.
Texte selon Fernande Tribolet, dans RFG n°125 décembre 1999 p.31
1907 Bressey-Sur-Tille 21560 Histoire de la commune: la guillemette
En 1907 : Après la loi de séparation des églises et de l'Etat, Le Conseil refuse de payer le curé de REMILLY celui-ci n'assurant plus les offices à BRESSEY.
L'église, en mauvais état, devient dangereuse, les finances de la commune ne permettant pas de la réparer, le Conseil en demande la désaffection puis décide de la démolir et sollicite l'autorisation à la Préfecture de vendre les objets du culte, en particulier la cloche, par adjudication publique. Cette cloche appelée Guillemette Martine date de 1579 et est en parfait état.
Vive protestation des habitants qui ne sont pas d'accord pour la vente de Guillemette. Une pétition circule et recueille un grand nombre de signatures. Ceux-ci font remarquer que la cloche est indispensable dans une commune pour sonner l'Angélus, l'appel à l'incendie, le tocsin et que la Commune devra en racheter une si elle vend celle- ci.
Le Conseil retire la cloche de la vente et décide d'édifier un clocheton civil pour l'installer. Après beaucoup de discussions pour trouver un emplacement, le châtelain, Maire de l'époque, proposait de faire construire le clocheton en mitoyenneté avec le château. Sa proposition n'obtint pas la majorité et le clocheton où l'on déposa la cloche fut édifié à l'emplacement du monument aux morts actuel.
Il mesurait environ 7 m de hauteur sur 4 m au carré. Son ossature était en bois avec A l'intérieur un escalier pour accéder A la cloche. Des murs de briquettes de terre avaient été montés entre les poteaux. Son coût ; 1 100 F, était relativement peu élevé Une personne fut préposée aux sonneries civiles. La cloche devait retentir, pas plus de 5. mn chaque jour, A 11 heures du l er Avril au 31 Octobre et à midi du ler Novembre au 31 Mars. Elle devait également sonner la veille du 14 Juillet, pour les incendies et le tocsin. Elle servit hélas particulièrement le 3 Août 1914 pour la déclaration de guerre, les anciens s'en rappellent.
Ce clocheton ne fut malheureusement pas entretenu, les poteaux en sapin se détériorèrent et un jour il fut accroché par un véhicule qui ne laissa pas d'adresse. Ii subit le même sort que l'église et fut démoli en 1947. La pauvre cloche redescendit de son piédestal et arriva a la Maine où elle y est encore actuellement Elle est d'ailleurs classée monument historique.
SOURCES : Un siècle de vie municipale par Félix MINOT, ancien maire de Bressey
texte déposé par Edmond Desoche
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2001 Dijon (21000) la chouette est volatilisée !
Dijon le 5 janvier 2001
Jour funeste à Dijon , la chouette, ce petit rapace de pierre sculpté sur le contrefort de l'église Notre-Dame, est retrouvé en morceaux sur le pavé de la rue. Les Dijonnais qui venaient la toucher en faisant un vœu, par la rue qui porte son nom depuis le Moyen Age, sont consternés.
Christian Roche
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